• La La Land

    Maya Bld 31/01/2017

    Marseille

    La La Land

    La La Land

     

    « City of stars… Are you shining just for me ? » fredonne Ryan Gosling sur une jetée devant le ciel couleur barbe à papa. Si la ville des étoiles ne brille pas toujours pour les héros du film, Mia (Emma Stone) et Sébastien (Ryan Gosling) en tous cas, elle brille pour le spectateur, elle brille de mille feux et laisse chacun, dans son fauteuil rouge de cinéma, un peu ébahi, complètement émerveillé et absolument dépaysé.

    Une ville et une vie d’étoile, des deux côtés du star-system, côté pile, paillette, glamour et gloire ; et côté face, poussière, galère et échec… Los Angeles dont le vernis se craquèle, l’envers du décor et la magie hollywoodienne. Splendide.

    S’il n’y avait les chansons, mélancoliques ou entrainantes, jazzy et comme sorties d’une autre époque, s’il n’y avait l’humour incisive et mordant de certaines scènes, le témoignage d’un quotidien d’acteurs et musiciens en devenir à Hollywood…; s’il n’y avait tout cela, il y aurait déjà les images, tellement à voir et contempler, un émerveillement continuel des yeux. Les couleurs des robes sur les corps qui dansent, les ciels de LA, les lumières des rues la nuit… Le rouge éclairant le roux des cheveux de Mia lorsqu’elle entend pour la première fois le piano de Sébastien, ce rouge-passion qui est un rouge-promesse et qu’ils aboliront en quittant le bar étriqué, où celui-ci joue du piano, pour rien de moins de la voie lactée…

    Il y a tellement à voir et à saisir que l’étourdissement est total, tournoyant dans une piscine entouré d’une dizaine de danseurs qui incarnent le mouvement incessant d’une ville qui, comme toute ville-lumière, est une ville qui ne dort jamais.

    Les chorégraphies et les musiques sont d’une qualité folle, comment ne pas croire, alors, que nous nous trouvons, nous aussi, dans ce club de jazz, attablés pour écouter un jazz-band de puristes, tout droit sorti de la grande époque ? Comment ne pas avoir envie de se lever pour aller danser dans cette coloc’ de filles toutes plus belles et talentueuses les unes que les autres ?

     

    Comment ne pas y croire, en fait, quand on ne se contente pas de nous livrer les réussite et les succès, quand on nous dit aussi les échecs et les colères, les blessures et la frustration, les difficultés de vivre son rêve, de s’y vouer pleinement… Et finalement la prédominance de ce star system, qui fait naitre des étoiles mais ne prend pas soin de leur humanité, de leurs sentiments et de leurs amours. La réussite et le rêve américain sur grand écran, sans concession et envahissant tout l’espace. La beauté de la passion et le sacrifice dévoué et total qu’on lui fait, en définitive, l’exclusivité du rêve.

    « Huis Clos

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